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Une séparation

Publié le par Kinopoivre

Réalisé par Asghar Farhadi

Titre original : Jodaeiye Nader az Simin

Sorti en Allemagne le 15 février 2011

Sorti en Iran le 16 mars 2011

Sorti en France le 8 juin 2011

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Nader (Peyman Moaadi) et sa femme Simin (Leila Hatami) sont un couple iranien aisé : lui travaille dans une banque, elle enseigne dans une école. Ils vivent dans un grand appartement, ont chacun une voiture, leur fille de 11 ans, Termeh (Saarina Farhadi, la fille du réalisateur), bonne élève, a un synthétiseur, et sa mère un piano, donc tout baigne.

Mais le couple a voulu émigrer pour vivre mieux, et a fait une demande de visa pour un pays étranger – on ne saura pas lequel. Ce visa, qui s’est longuement fait attendre, a fini par arriver. Le couple et leur fille pourraient donc partir. Malheureusement, le père de Nader (Ali-Asghar Shahbazi), est atteint de la maladie d’Alzheimer, et Nader ne peut plus le quitter. Il refuse donc de partir. N’ayant pu le convaincre, Simin feint de vouloir divorcer pour le contraindre, mais cela ne marche pas, Nader s’entête et tient à conserver la garde de leur fille. Le divorce est refusé par le juge, et Simin, alors, déménage et va s’installer chez sa mère. Nader est obligé d’engager une domestique pour veiller sur son père dans la journée.

La femme qui se présente, Razieh (Sareh Bayat), est pauvre, car mariée à un homme en chômage, Hodjat (Shahab Hosseini), qui vit de petits travaux (pour le moment, il est cordonnier) ; de plus, elle est enceinte, et obligée d’emmener au travail avec elle sa petite fille, Somayeh (Kimia Hosseini).

Mais, dès le deuxième jour, le père de Nader échappe à sa surveillance et sort dans la rue pour aller acheter le journal. Affolée, elle court le rechercher et se fait renverser par un camion. Elle est indemne, mais dès la nuit suivante, elle prend conscience que son bébé est mort. Elle décide alors de mettre à profit cet accident pour soutirer de l’argent à ses employeurs.

Le troisième jour, elle sort de nouveau quelques instants et attache à son lit le vieillard qu’elle devait surveiller. Mais Termeh surprend son grand-père, évanoui au pied de son lit et toujours attaché. Elle prévient son père, qui accourt et renvoie Razieh ; de plus, il a découvert que de l’argent manquait, et en accuse la domestique négligente : il la pousse sur le palier et claque la porte. Elle feint alors d’être tombée dans l’escalier, prenant soin qu’une voisine la trouve ainsi.

Le lendemain, Nader est informé que Razieh est à l’hôpital, et qu’elle a fait une fausse couche. Elle prétend que son patron l’a poussée dans l’escalier, qu’elle a fait une chute et a perdu ainsi son bébé. Son mari, Hodjat, la croit et porte plainte contre Nader.

L’enquête qui s’ensuit semble démontrer que Nader n’a pas pu pousser Razieh dans l’escalier, car la topographie du lieu rend cet acte impossible ; mais le juge veut surtout savoir si Nader savait que Razieh était enceinte, car la peine encourue serait alors plus forte (trois ans de prison). Or une collègue de Simin, miss Ghahraii (Merila Zare’i), qui avait témoigné que Nader n’en savait rien, est revenue sur son témoignage. Pour comble, Termeh arrache à son père l’aveu qu’il a menti : il savait en effet que Razieh était enceinte.

Il ne reste plus à Nader et Simin qu’un seul recours : négocier avec les accusateurs, et obtenir qu’ils retirent leur plainte en échange d’une grosse somme, 15 millions de rials.

Après cela, Simin, qui s’est piégée elle-même en demandant un divorce dont elle ne voulait pas vraiment, obtient satisfaction : la séparation est prononcée, et il ne reste plus au juge  qu’à demander à Termeh avec lequel de ses deux parents elle veut vivre. Elle dit avoir pris sa décision, mais le film se termine sans qu’on sache qui elle a choisi !

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