Le passé

Publié le par Kinopoivre

Réalisé par Asghar Fahradi

Sorti en France le 17 mai 2013

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Marie Brisson (Bérénice Béjo), pharmacienne, vit à Sevran, et a eu trois hommes dans sa vie. Avec le premier, elle a eu deux filles, Lucie (Pauline Burlet), qui a maintenant 16 ans, et Léa (Jeanne Jestin), âgée de huit ans. Mais ce ménage n’a pas tenu, et l’homme est parti vivre à Bruxelles, lui laissant les deux filles.

Plus tard, elle a épousé un Iranien, Ahmad (Ali Mosaffa), avec qui elle n’a pas eu d’enfant, mais ce mariage n’a pas fonctionné, et il est reparti en Iran, où il se trouve depuis quatre ans.

Enfin, Marie s’est mise en ménage avec Samir (Tahar Rahim), déjà marié, mais dont la femme Céline (Aleksandra Klebanska) est hospitalisée, dans le coma. Il vit avec son jeune fils Fouad (Elyes Aguis), qui a une dizaine d’années, s’entend bien avec Léa, mais se montre parfois rétif.

Marie, enceinte de Samir, voudrait bien se marier avec lui, mais l’obstacle est double : difficile pour lui de divorcer d’une femme qui reste inconsciente, et elle-même n’a pas divorcé d’Ahmad. Elle a donc demandé à celui-ci de venir en France pour officialiser ce divorce, qu’il accepte sans difficulté, et qui sera prononcé très vite. Mais une autre difficulté perturbe Marie, car sa fille Lucie ne supporte pas la présence de Samir, et s’ingénie à rentrer tard le soir afin de ne pas le voir. Marie demande à Ahmad, qui s’entend bien avec tout le monde, de sonder sa fille afin de savoir ce qui ne va pas. Et Marie rétorque qu’elle ne peut pas supporter que Céline ait tenté de se suicider à cause de la liaison de Samir avec Marie.

Interrogé par Marie, Samir affirme que sa femme a commis ce geste en avalant du détergent en présence de Naïma (Sabrina Ouazani), leur employée dans la teinturerie qu’ils exploitent dans un quartier nord de Paris, et que ce geste avait pour cause une dispute avec une cliente. Mais cette raison semble invraisemblable, et Lucie finit par avouer qu’elle avait envoyé à Céline, par courrier électronique, les messages que s’étaient échangés sa mère et Samir. Mais comment Lucie connaissait-elle l’adresse électronique de Céline ?

Poussée dans ses retranchements, Lucie avoue avoir téléphoné au magasin pour demander ce renseignement à Céline elle-même. Or Samir n’y croit pas, puisque, le jour de ce prétendu appel téléphonique, Céline n’a pas mis les pieds au magasin. De plus, selon Lucie, Céline avait un accent prononcé, or la véritable Céline, française de souche, n’a pas d’accent. Ce n’est donc pas à Céline que Lucie a parlé au téléphone. Interrogée à son tour, Naïma finit par avouer que c’est elle qui a répondu au téléphone à Lucie, se faisant passer pour Céline. Pour quelle raison ? Parce que Naïma, immigrée clandestine, employée non déclarée, pensait que Céline, soupçonnant une liaison entre elle et Samir, cherchait un prétexte pour que la police la découvre et l’expulse ; elle a donc saisi cette occasion de nuire à sa patronne.

Samir renvoie Naïma, fait de son mieux pour rapprocher Lucie de sa mère, puis décide de tenter une expérience afin de sortir Céline du coma : il se rend à l’hôpital avec les parfums qu’elle utilisait, parce qu’on lui a certifié que la mémoire des odeurs était la dernière à disparaître chez les personnes inconscientes. Il s’enduit de son propre eau de toilette et se penche sur sa femme endormie, lui prend la main et lui demande de la serrer si elle l’entend. Or, placé de l’autre côté du lit, il ne voit pas la larme qui se met à couler de l’œil gauche de Céline.

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