Metro Manila

Publié le par Kinopoivre

Réalisé par Sean Ellis

Sorti aux États-Unis le 20 janvier 2013

Sorti en France le 17 juillet 2013

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« Metro Manila », ne désigne pas le métro de Manille, mais la région comprenant la capitale des Philippines et les seize cités de sa banlieue – un peu comme l’Île-de-France n’est pas une île, mais la région parisienne. Il faut savoir aussi que Manille est l’une des métropoles asiatiques parmi les plus laides, surpeuplée, ravagée par la misère, le crime, la drogue et la prostitution des jeunes.

Oscar Ramirez (Jake Macapagal), ayant perdu son emploi en usine, a voulu se reconvertir comme cultivateur, mais les margoulins auxquels il est obligé de vendre son riz ne le lui achètent qu’à un prix si bas, qu’il doit renoncer, et, avec sa femme Mai (Althea Vega), enceinte, et ses deux petites filles, il part tenter sa chance dans la capitale. Mais le premier taudis qu’ils trouvent pour se loger appartenait au gouvernement, qui les chasse pour y loger d’autres miséreux dûment recensés.

Alors que Mai, comme seul travail, trouve un emploi d’entraîneuse dans un bar où la prostitution n’est pas obligatoire, mais fortement conseillée, Oscar parvient à se faire embaucher comme convoyeur de fonds, métier à haut risque dans cette ville. Or le type, Ong (John Arcilla), qui l’a pistonné pour le faire embaucher et qui l’a pris comme coéquipier, terriblement gentil et serviable (il va jusqu’à lui prêter un appartement qu’il louait pour ses aventures extra-conjugales !), ne tarde pas à lui réclamer un renvoi d’ascenseur : fracturer une armoire de leur entreprise où est conservée une certaine clé.

Il faut savoir que les fonds convoyés sont toujours placés dans des boîtes métalliques fermant à clé, cette clé restant en possession de l’entreprise qui emploie les convoyeurs. Si un malfrat tente d’ouvrir la boîte sans la clé et en forçant, les billets sont aussitôt arrosés d’encre bleue indélébile qui les rend inutilisables.

Or, au cours d’un précédent hold-up, l’une des deux boîtes ayant fait l’objet d’une tentative de vol a disparu, intacte, et c’est... Ong qui l’a mise « à l’abri », sous le parquet de l’appartement qu’il a prêté à Oscar ! Afin de profiter de l’aubaine, Ong a donc besoin qu’Oscar prenne une empreinte à la cire de la clé restée dans le bureau de leur direction. Il sera facile, ensuite, de la copier et de l’utiliser. Oscar est réticent, car il est à la fois honnête et naïf.

Mais au cours de la mission suivante, Ong est tué, et la coutume est que son coéquipier doit apporter ses affaires à sa veuve. Sans argent, sans protecteur, menacé de tout perdre, Oscar n’a plus qu’une seule ressource pour sortir sa famille de la misère : il fait, apparemment, ce qu’Ong lui avait demandé, mais en se doutant bien qu’une caméra de surveillance le filme en train de voler la clé. Il est évidemment surpris, et abattu par ses collègues. Ses affaires dont alors remise à Mai, sa veuve, et elle y trouve, non pas la clé qu’il a fait mine de voler et qui n’était pas la bonne, mais la copie à la cire de celle qu’Ong convoitait et qu’il a faite subrepticement, dos à la caméra. Y était jointe une lettre explicative que ses supérieurs n’ont pas eu l’idée de lire, expliquant en outre où se trouvait la fameuse boîte.

Mai fabriquera aisément une clé à partir de l’empreinte en cire, trouvera la boîte, et, libérée et riche, elle quittera enfin l’enfer de Manille avec ses deux filles.

 

Publié dans M

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