La cité des hommes

Publié le par Kinopoivre

Réalisé par Paulo Morelli

Titre original : Cidade dos Homens

Sorti au Brésil le 31 août 2007

Sorti en France le 23 juillet 2008

 CICADE.jpg

Pour suivre ce film, il n’est pas nécessaire, mais il est conseillé d’avoir vu les deux séries télévisées brésiliennes, La cité de Dieu et La cité des hommes, dues au même réalisateur, Paulo Morelli, et dont ce film constitue la fin, du moins on nous le dit – et qui suis-je pour mettre en doute la parole des journaux ? L’histoire : les deux garçons, qui vivent dans une favela de Rio et qui n’ont cessé d’être au centre du récit depuis 2002, Wallace dit Laranjinha, ce qui signifie « Petite orange » (joué par Darlan Cunha) et son inséparable copain Acerola (Douglas Silva), ont atteint leurs 18 ans. Le second a mis enceinte sa petite amie Cristina, il a donc un fils, Clayton, qui doit avoir deux ou trois ans, et dont il ne s’occupe pas très bien, puisqu’il l’oublie sur la plage où toute la bande de la favela est descendue se baigner. Rassure-vous, lecteur au cœur sensible, le reste de la bande s’en est occupé, et l’enfant retrouvera son père indigne après avoir beaucoup pleuré. Ledit père, qui n’a pas connu le sien mort trop tôt, lui, jure de ne plus négliger son gosse.

Laranjinha, de son côté, est obsédé par le désir de retrouver son propre père, qu’il n’a jamais connu. Après enquête, il le retrouvera, sorti de prison après quinze ans : Heraldo (Rodrigo dos Santos) en avait pris vingt pour meurtre au cours d’un hold-up à main armée ! Comme on voit, il est beaucoup question de paternité dans cette histoire. Laranjinha y gagne au moins d’avoir enfin un nom de famille. Mais ce qui complique l’histoire et manque de provoquer la rupture entre les deux amis, c’est que ce meurtre commis par le père de Laranjinha n’a fait qu’une victime, le père d’Acerola. Cornélien, pas vrai ? Mais on ne va pas recommencer Le Cid, Heraldo jure en outre qu’il s’agissait de légitime défense. Il n’empêche qu’Acerola, qui, pour tout arranger, vient de perdre son travail de gardien, ne veut plus voir Laranjinha, et même le menace avec un revolver que la bande l’a obligé à prendre, car une guerre entre deux gangs s’annonce dans la favela. Rassurez-vous encore, lecteur au cœur sensible (bis), il n’ose pas tirer, et les deux garçons se réconcilient, car, après tout, rien n’est de la faute de Laranjinha.

Et puis, vous l’avez compris, les deux garçons n’ont aucun goût pour la violence. Comprenant qu’ils n’ont aucune chance de survivre dans la favela, car, bien qu’acceptant le monde où ils vivent, ils sont tous les deux trop pacifiques, Acerola et Laranjinha décident de quitter les lieux, en proie à une guerre des gangs désormais déclarée, à laquelle ils refusent de participer. Ils partent en compagnie de Clayton, mais on se demande, sans aucun métier, comment ils survivront.

Publié dans L

Écrire ci-dessous une ânerie quelconque :