Gran Torino

Publié le par Kinopoivre

Réalisé par Clint Eastwood

Sorti aux États-Unis le 9 janvier 2009

Sorti en France le 4 mars 2009


Walt Kowalski (Clint Eastwood), vétéran de la guerre de Corée, décoré en 1951, enterre son épouse, « la meilleure des femmes ». Les vivants, il les déteste et les méprise tous en bloc : ses fils, belles-filles et neveux, tous vulgaires et avides, qui ne songent qu’à le placer en maison de retraite ; ses voisins, tous asiatiques ; et ce jeune curé, Janovitch (Christopher Carley) qui tient tant à le voir se confesser, qu’il qualifie de « vierge de 27 ans suréduqué, promettant le paradis à des vieilles », et auquel il interdit de l’appeler Walt.

Les voisins, parlons-en. Il n’y a plus d’homme dans la famille Lor voisine, des Hmongs (un peuple des collines, en Indochine), et le seul garçon, Thao Vang Lor (Bee Vang), dix-huit ans, qui jardine et fait la vaisselle, passe pour peu viril aux yeux de sa mère traditionnaliste et de sa terrible grand-mère (Chee Thao), qui déteste Walt. Mais Thao sait ce qu’il veut et ne veut pas. Par exemple, il refuse de faire partie d’une bande Hmong, laquelle le couvre de sarcasmes. Lassé d’être brimé, il accepte pourtant de tenter l’expérience et de passer une épreuve d’initiation : voler la très belle voiture que Walt conserve précieusement dans son garage et qu’il a contribué à construire lorsqu’il travaillait chez Ford, une Gran Torino de 1972. Mais Thao se fait surprendre par Walt, et voilà sa famille déshonorée, puisqu’elle compte désormais un voleur en son sein !

Mais Thao a une sœur, Sue (Ahney Her), jeune et charmante, très occidentalisée, qui possède un solide sens de l’humour, et qui fait désormais le siège de Walt pour le dégeler un peu. Or Sue, au cours d’une promenade sentimentale avec Trey, jeune et un peu niais (Scott Eastwood, le fils de Clint), se fait agresser par un groupe de trois jeunes Noirs. Surgit Walt, qui les met en fuite – en les menaçant avec une arme, tout de même. Aussitôt, pour ses voisins asiatiques, le voilà devenu un héros, et les cadeaux affluent. Il ne peut rien refuser, ces gens sont trop insistants… et ils apportent à manger, des plats bien plus délicieux que sa nourriture quotidienne. Bientôt, il est accueilli chez ses voisins, et se prend d’amitié pour Sue. C’est alors que la famille Lor le supplie d’accepter que Thao soit puni pour sa tentative de vol, question d’honneur, et fasse chez lui des corvées pendant une semaine. Or le garçon se révèle très attachant, si bien que Walt lui fait cadeau de quelques-uns de ses précieux outils de mécanicien, et lui trouve un travail chez un ami. Tout va très bien, alors ? Non, car la bande de délinquants que Thao a laissé tomber se venge en lui brûlant le visage avec une cigarette, et surtout, en enlevant, tabassant et violant sa sœur Sue. Walt, qui vient d’apprendre que, très malade, il n’a plus beaucoup à vivre, décide de faire quelque chose de sa mort, quand il n’a rien fait de sa vie. Il va trouver Janovitch, le jeune curé dédaigné qui n’est pas si crétin que ça, se confesse, et lui raconte pourquoi il est aussi aigri : c’est que, sa fameuse décoration, il l’a eue en tuant un jeune soldat du camp d’en face qui ne voulait que se défendre. Depuis, Walt traîne ce remords et n’en a parlé à personne. L’absolution reçue, il se rend chez les petits malfrats violeurs, les insulte, leur donne à penser qu’il va leur tirer dessus, et reçoit une rafale de balles qui le tuent. Il est mort, mais la police arrête les assassins : sa mort aura servi à quelque chose ! Ouverture du testament de Walt : il déshérite toute sa famille, et lègue sa belle voiture à Thao !

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