Two lovers

Publié le par Kinopoivre

Réalisé par James Gray

Sorti en France le 19 novembre 2008

Sorti aux États-Unis le 13 février 2009

À New York, Leonard Kraditor, et je vous jure que je n’ai pas inventé ce nom, veut mourir, et il se fiche à l’eau. « Quoi ! se dit le lecteur, déjà la fin du film ? On met la charrue avant les bœufs ? ». Du calme, lecteur impatient, ce n’est qu’un début (continuons le combat).

Évidemment, on repêche Leonard (Joaquin Phoenix), sinon il n’y aurait pas de film du tout. Il rentre chez lui, ou plutôt chez ses parents, puisque, à trente-cinq ans, ce grand mollasson vit toujours chez eux et les aide au pressing familial. Mais voilà qu’il va être pris entre deux filles. La brune Sandra (Vinessa Shaw), fille des Cohen, les amis de la famille qui voudraient conclure une alliance sentimentalo-commerciale avec les Kraditor, lui veut du bien, et elle ne déplaît pas à ce célibataire mal remis de sa précédente rupture. Ils couchent donc ensemble. Mais Leonard est plutôt attiré par sa voisine Michelle (Gwyneth Paltrow), déboussolée par sa liaison avec Ronald (Elias Koteas), son patron, un homme marié et père de famille, donc pas libre.

Michelle demande conseil à Leonard : que faire, rester, ou rompre avec Ronald ? Leonard, pas tout à fait désintéressé, conseille la rupture, et Michelle suit son conseil, car elle vient justement de faire une fausse couche, d’où traumatisme propice aux grandes décisions. Problème, c’est Ronald qui payait son loyer, elle va donc se retrouver à la rue ! Solution : une amie lui propose son appartement à San Francisco. Encouragé, Leonard s’apprête à se fiancer avec Michelle, il a même acheté la bague et payé les billets d’avion. Il rentre chez ses parents et annonce à sa mère (Isabelle Rossellini) qu’il s’en va, et donc n’épousera pas Sandra, alors que le rapprochement avec les Cohen était quasiment officiel.

Mais au moment du départ, Michelle flanque tout par terre : Ronald a tout avoué à sa femme, il divorce pour épouser Michelle ! Qui, du coup, n’a plus besoin de Leonard. Écœuré, celui-ci jette la bague de fiançailles à elle destinée, et comme la scène se déroule très opportunément sur une plage, va-t-il se flanquer à l’eau une fois de plus ? Mais à peine s’est-il un peu mouillé les pieds qu’il se ravise, sort de l’eau, récupère la bague, et retourne chez papa-maman où Sandra l’attend. Il faut toujours avoir une solution de remplacement, conclurait un philosophe, et on doit toujours suivre les avis des gens qui pensent à notre place.

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